Il y a vidéo-protection toutes les fois que sont mis en œuvre au moins une caméra et un moniteur, c’est-à-dire un écran permettant la visualisation des images, même s’ils ne sont pas situés dans le même local, et lorsque les caméras, fixes ou mobiles, fonctionnent de manière permanente ou non, et prennent des images, éventuellement de manière séquentielle ou aléatoire, qui peuvent être visionnées, en temps réel ou en différé, sur place ou dans un lieu distant, sur un écran de type télévision ou sur un écran d’ordinateur.
L’article 10 de la loi du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation relative à la sécurité détermine les lieux dans lesquels un dispositif de vidéo-protection peut être installé.
Attention, les systèmes de vidéo-protection mis en œuvre dans des établissements qui ne sont pas considérés comme ouverts au public sont tout de même soumis à d'autres législations et notamment les règles générales du code civil sur le droit à l'image (article 9) ou des réglementations particulières, telles que le code du travail (3ème alinéa de l'article L2323-32 et articles L1222-4 et L1221-9), qui prévoient notamment une information obligatoire des personnes susceptibles d'être filmées.
Par ailleurs, ces systèmes peuvent constituer aussi un traitement automatisé de données à caractère personnel soumis aux dispositions de la loi du 6 janvier 1978 (déclaration préalable obligatoire auprès de la CNIL) lorsque les personnes filmées sont parfaitement identifiables.
Sur la voie publique, les finalités possibles sont plus nombreuses que dans les lieux ou établissements ouverts au public :
voir la page fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD)
Sont concernés les établissements constituant une cible potentielle d’attentat en raison de leur caractère symbolique ou du nombre important de victimes que provoquerait une attaque terroriste sur ces lieux ou établissements.
Avant de vous engager dans cette démarche, veuillez prendre connaissance des modalités de dépôt de la demande et des pièces à fournir :
cerfa n°51336*01 (PDF 63 ko) notice d'information relative au formulaire cerfa n°13806*01 de demande d’autorisation d’un système de vidéosurveillance
Votre dossier ne pourra être traité rapidement que s'il est complet et que le cerfa de demande est entièrement complété, notamment dans ses rubriques 8, 9 et 10 trop souvent incomplètes !
La durée de l'autorisation est de 5 ans pour les autorisations délivrées après le 24 janvier 2006. Vous devez en demander le renouvellement quatre mois avant leur échéance précisée dans votre arrêté d'autorisation.
Attention, si votre autorisation a été délivrée avant le 24 janvier 2006, leur échéance est particulière et vous devez sollicitez leur renouvellement quatre mois avant les dates d'expiration ci-dessous :
code civil sur le droit à l'image (article 9)
code du travail :
article L2323-32 |
article L1222-4 |
article L1221-9)
loi_78-17 (06/01/1978, PDF 193 ko) relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés
loi 95-73 (21/01/1995 version consolidée au 16/08/2011 - PDF 200 ko) d'orientation et de programmation relative à la sécurité, articles n°10 et 10-1
décret 96-926 (17/10/1996 version consolidée au 21/09/2011 - PDF 76 ko) relatif à la vidéoprotection pris pour l'application des articles 10 et 10-1 de la loi n°95-73 du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité
arrêté NOR:IOCD0928681A (29/04/2010, PDF 58 ko)
arrêté NOR:IOCD0762353A (03/08/2007 version consolidée au 29/01/2009, PDF 51 ko) portant définition des normes techniques des systèmes de vidéosurveillance
arrêté NOR:IOCD0762353Z (03/08/2007, PDF 92 ko) annexes à l'arrêté NOR:IOCD0762353A portant définition des normes techniques des systèmes de vidéosurveillance
circulaire NOR:PRMX1124533C (14/09/2011 - PDF 89 ko) relative au cadre juridique applicable à l’installation de caméras de vidéoprotection sur la voie publique et dans des lieux ou établissements ouverts au public, d’une part, et dans des lieux non ouverts au public, d’autre part